samedi, 31 octobre 2009

Qu'est ce qu'être Français ?

Article tiré de Polemia.com

Nicolas Sarkozy s’est fait élire président de la République sur le thème de « l’identité nationale ». A quelques mois des élections régionales de 2010, il remet le sujet sur le devant de l’actualité et charge Eric Besson d’organiser un « débat national sur l’identité nationale ».

Or dès l’origine du débat, Eric Besson définit son objectif final en rappelant la « commande » qu’il a reçue du président de la République pour lequel : « notre nation est métissée. L’immigration constitue une source d’enrichissement permanent de notre identité nationale ». Et Eric Besson de rappeler : « On a un président de la République qui a dit : “Je suis un homme de sang mêlé à la tête d’une nation métissée”. »

Lancer ainsi un débat sur l’identité nationale c’est une imposture : « Etre français » ne se réinvente pas tous les jours. Au contraire, c’est s’inscrire dans une continuité, non dans une rupture !

Voici le point de vue charnel de Polémia :

1/ Etre français, c’est appartenir à une lignée ; une lignée « qui vient du fond des âges » (Charles De Gaulle). Parler de « nos ancêtres les Gaulois » est globalement vrai ; car c’est reconnaître que le peuple français demeure l’héritier des Gallo-Romains ; sa composition ethnique est restée quasiment inchangée jusqu’au début des années 1970 : blanche et européenne. Dans sa monumentale Histoire de la population française, le démographe Jacques Dupâquier le rappelle aux ignorants et aux malveillants.

2/ Etre français, c’est appartenir à une civilisation : la civilisation européenne et chrétienne. L’héritage spirituel et culturel prolonge ici l’héritage ethnique. Etre français, c’est partager des croyances communes et un imaginaire commun. Etre français, c’est partager la mémoire des poèmes homériques, des légendes celtes, de l’héritage romain, de l’imaginaire médiéval, de l’amour courtois. Etre français, c’est, qu’on soit chrétien pratiquant ou non, participer de la vision et des valeurs chrétiennes du monde car le catholicisme est un élément de l’identité française.

3/ Etre français, c’est être de langue française ; « la langue française notre mère » qui façonne notre esprit et est le merveilleux outil d’exercice de notre intelligence et de découverte des « humanités ». Un Français, c’est un Européen d’expression française.

4/ Etre français, c’est partager une histoire, une mémoire, c’est avoir en commun « un riche legs de souvenirs » (Renan) ; car « La nation, comme l’individu, est l’aboutissement d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime » (Renan). Etre français, c’est partager la fierté de la grande épopée nationale de la Monarchie, de l’Empire et de la République. « La patrie, c’est la terre et les morts » (Barrès). Etre français, c’est avoir son patronyme inscrit, dans un village, sur un monument aux morts commémorant la grande ordalie de 1914. Et c’est s’interroger sur le sens de ce sacrifice et sur les exigences qu’il nous impose aujourd’hui.

5/ Etre français, c’est partager l’amour d’un territoire : de ses terroirs, de ses paysages, de ses hauts lieux. Etre français, c’est aimer la France, ses rivages, ses vallons et ses sommets, ses vignes et ses prairies, ses champs et ses forêts, ses chênaies, ses châtaigneraies, ses oliveraies, ses villages, ses bourgs, ses collines inspirées, ses cathédrales, ses églises, ses chapelles, ses sources, ses halles au grain, ses maisons de maître et ses fermes fortifiées, ses châteaux, ses palais et ses villes. Etre français, c’est aimer le Mont Saint-Michel, Saint-Émilion et Camembert.

6/ Etre français, c’est partager des musiques et des sons, ceux de la lyre et de la cornemuse, du piano et de la guitare, de l’accordéon ou de l’orchestre symphonique. Etre français, c’est avoir le sens du travail bien fait, c’est rechercher une certaine perfection dans le métier. C’est aussi, pour les meilleurs des artisans d’art, le sens de ce qui relie l’esprit à la main.

7/ Etre français, c’est partager des goûts et des odeurs. Etre français, c’est partager à table des moments de bonheur. Etre français, c’est manger du cochon, de l’andouillette, du petit-salé, du cassoulet et du saucisson. Etre français, c’est partager la baguette et le fromage, l’époisses et le maroilles, le brie de Meaux et le coulommiers, le reblochon et le roquefort, le cantal et le laguiole. Etre français, c’est goûter la Blonde d’Aquitaine et le Charolais, l’Aubrac et la Limousine. Etre français, c’est boire du vin de Loire ou de Bordeaux, d’Alsace ou de Bourgogne. Etre français, c’est déguster de vieux alcools, du cognac, de l’armagnac, du calvados et de la mirabelle.

8/ Etre français, c’est partager « Le désir de vivre ensemble », « la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. (…) Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. (…) Le chant spartiate : “Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes” est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie » (Renan).

Epilogue

Les mosquées et les tam-tams, le ramadan et les gris-gris, les minarets et les boubous, la charia et la sorcellerie africaine, la langue arabe ou l’ouolof, la arica et le manioc, le palmier et le baobab ne sont nullement méprisables ; seulement voilà : ils ne font pas partie de la civilisation française.

Bien sûr, les hommes et les femmes qui viennent d’autres mondes peuvent devenir français – au sens culturel, pas seulement administratif et social du terme – s’ils veulent et parviennent à s’assimiler. Mais ce n’est évidemment pas à eux de changer l’identité nationale !

Il faut ici citer le sage propos de Charles De Gaulle : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » (Cité dans Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, t. 1, éditions de Fallois/Fayard, 1994, p. 52).

Vision de l'Europe par Philippe Dewinter

Pour le flamand Filip Dewinter, l’Europe est à un tournant décisif.

« Nous abordons donc des moments cruciaux. Soit nous faisons clairement comprendre à la communauté musulmane que nous voulons être et demeurer les patrons dans notre pays et sur notre continent […], soit nous cédons aux faux prophètes du multiculturalisme et nous creusons la tombe de l’Europe. »

Dans ce discours prononcé il y a une semaine, l’homme politique flamand Filip Dewinter s’exprime haut et fort contre l’islamisation de la Flandre en particulier, et celle de l’Europe en général. En aucun cas, nous ne nous associons à M. Dewinter et son parti le Vlaams Belang sur lesquels, bien que ne faisant pas de politique sur ce blog, nous nourrissons de fortes réserves. Mais au-delà de la question du messager, il y a le message. Et celui-ci mérite assurément de figurer dans nos colonnes.

filip dewinter

Allocution de Filip Dewinter
24 septembre 2009

Mesdames, messieurs,

« L’expansion islamique est un fait. Elle est commandée par la main de Dieu » (la Gazette d’Anvers -25 juin 2009)

Défendre le foulard pour des raisons de tolérance et de pluralisme, c’est ne pas comprendre grand chose à l’islam.

Cette formule, prononcée par une jeune musulmane du lycée d’Anvers, résume parfaitement pourquoi il faut interdire le foulard islamique. Cette interdiction ne se justifie pas seulement par le respect de l’égalité entre hommes et femmes et le rejet de la discrimination des femmes, mais doit également constituer un signal d’arrêt à l’islamisation de notre société. Parce que le foulard est devenu le symbole de la conquête islamique. Le foulard est la meilleure des armes de propagande en faveur de l’instauration d’une société islamique en Europe. Défendre le foulard pour des raisons de tolérance et de pluralisme, c’est ne pas comprendre grand chose à l’islam. Le programme dissimulé par le voile conduit à la ségrégation et au régime d’apartheid culturel, social et religieux que l’islam veut établir pour contrôler notre civilisation et, à terme, la dominer.

nordin taouilLes leaders musulmans comme Nordin Taouil se moquent complètement des jeunes femmes qu’ils obligent, au nom de prétendues raisons religieuses, car le Coran n’en fait mention nulle part, à porter le foulard. Les imams comme Nordin Taouil sont les maquereaux d’Allah et, par un chantage moral, ils forcent les musulmanes à se prostituer religieusement. Le port du foulard n’a rien à voir avec l’islam en tant que religion, mais il fait partie du djihad culturel, le devoir pour chaque musulman de combattre les kouffar, les incroyants - c’est à dire nous - et d’instaurer la domination de l’islam. Chahdortt Djavann, une femme écrivain française d’origine iranienne, écrit : « Le voile est le symbole, le drapeau, et la clé de voûte du système islamique ».

Le voile, le foulard, c’est l’étendard d’une idéologie politique au sein de laquelle l’essentiel n’est pas l’expérience religieuse individuelle mais l’instauration d’une société théocratique fondée sur la charia.

Il est donc impropre de comparer le foulard porté par une musulmane à la croix qui orne le collier d’une catholique ou à la kippa d’un juif. Le voile, le foulard, c’est l’étendard d’une idéologie politique au sein de laquelle l’essentiel n’est pas l’expérience religieuse individuelle mais l’instauration d’une société théocratique fondée sur la charia, la loi musulmane. Si l’intelligentsia autoproclamée, la prétendue élite culturelle qui entraîne lentement mais sûrement dans son sillage le monde politique, a fini par comprendre cela sur la question du foulard, c’est beaucoup, voire entièrement grâce au défrichage éducatif effectué par le Vlaams Belang. Sur ce sujet, nous avons montré la voie, nous avons brisé les tabous, et nous - nous seuls - avons pris la tête du mouvement. Si le foulard est interdit en Flandre aujourd’hui, alors, sans hésitation, c’est à nous que le mérite en revient.

La ségrégation de la société est déjà un fait, et ce sont les multiculturalistes, aveuglés par leur propre vertu, qui l’ont créée et mise en forme eux-mêmes.

L’interdiction du foulard a été immédiatement suivie par l’annonce de la création d’écoles musulmanes. Le monde politique en a été choqué. Les écoles islamiques seraient nuisibles à l’intégration, elles deviendraient des prisons pour les défavorisés, elles seraient des écoles d’apartheid… Tout cela est vrai, mais pourquoi les politiciens et politiciennes qui sont aujourd’hui si choqués n’ont-ils pas eu la même lucidité lorsque l’islam a été officiellement reconnu comme religion, lorsque les mosquées ont été approuvées et soutenues, lorsque les imams ont été subventionnés, lorsque la séparation entre hommes et femmes dans les piscines a été autorisée, lorsque des jours fériés islamiques ont été mis en place à l’école et des menus halal imposés dans les cantines scolaires, lorsque l’abattage rituel a été reconnu officiellement comme une exception aux lois sur la protection des animaux ? En accordant à l’islam les mêmes droits et facilités qu’à d’autres religions reconnues comme le catholicisme, le protestantisme et le judaïsme, on posait les bases d’un « pilier » islamique. (note du traducteur : traditionnellement, la société flamande - belge ou hollandaise - est divisée de fait en « piliers » religieux ou idéologiques [protestant, catholique, social-démocrate] disposant plus ou moins de leur presse, de leurs écoles, de leurs universités, de leurs syndicats… Le pilier islamique viendrait s’y ajouter.) Ce pilier islamique auquel ils disent aujourd’hui s’opposer a été créé par les politiciens du CD&V [chrétiens démocrates], du SP.a [socialistes], du VLD [démocratie libérale] et du N-VA [Alliance flamande, centre droit]. Les politiciens qui se prétendent aujourd’hui choqués par les écoles musulmanes n’ont apparemment jamais mis le pied dans des quartiers comme celui de Maritiemwijk à Bruxelles-Molenbeek, de Kuregem à Bruxelles-Anderlecht, de Seefhoek, Stuivenberg ou Borgerhout à Anvers, de Muide à Gand, etc… Avec la calligraphie arabe sur pratiquement toutes les vitrines, avec uniquement des produits halal et aucun alcool dans la quasi-totalité des commerces alimentaires et restaurants, avec leurs propres organisations à but non lucratif, leurs madrasas, leurs maisons de thé, avec une mosquée à chaque coin de rue, avec des imams - comme à Anvers ou Bruxelles - qui appliquent la charia, avec des écoles qui sont musulmanes dans des proportions allant jusqu’à 90 ou 95 %, ces quartiers sont la meilleure preuve de la rapide croissance du pilier islamique dans notre pays et en Europe. La ségrégation de la société est déjà un fait, et ce sont les multiculturalistes, aveuglés par leur propre vertu, qui l’ont créée et mise en forme eux-mêmes.

Je me fais donc peu d’illusions quant à l’évolution à venir de nos métropoles multiculturelles. Les émeutes de plus en plus violentes vont lentement mais sûrement monter en puissance jusqu’à une sorte de guérilla ethno-religieuse.

De même, en ce qui concerne les récentes émeutes dans plusieurs quartiers de Bruxelles, la Flandre multiculturelle pose encore le problème de manière erronée. Les émeutes graves sont considérées comme liées au trafic de drogue, alors que tout le monde sait très bien qu’elles vont bien au-delà. La réalité, c’est que les jeunes musulmans, menés par des imams radicaux, cherchent à faire eux-mêmes la loi dans leur entourage musulman et refusent toute autorité autre que celle de la mosquée. Je me fais donc peu d’illusions quant à l’évolution à venir de nos métropoles multiculturelles. Les émeutes de plus en plus violentes vont lentement mais sûrement monter en puissance jusqu’à une sorte de guérilla ethno-religieuse. L’exigence formulée par le Vlaams Belang d’un déploiement de l’armée si nécessaire, pour rétablir la loi et l’ordre, est donc une nécessité évidente. Les politiciens PS (socialistes) de Bruxelles, comme Philippe Moureau [actuellement maire du district sensible de Sint-Jans-Molenbeek] et Laurette Onkelinx [actuellement ministre de la Santé] récoltent ce qu’ils ont semé. Qui donne un doigt à l’islam doit savoir qu’il finira par y perdre la main et peut-être même le bras. Winston Churchill a dit un jour : « Celui qui veut toujours être gentil continue à nourrir le crocodile, en espérant être mangé le dernier ». Nous abordons donc des moments cruciaux. Soit nous faisons clairement comprendre à la communauté musulmane que nous voulons être et demeurer les patrons dans notre pays et sur notre continent, et si nécessaire nous sévissons durement contre les musulmans radicaux, les agitateurs, ou pire encore, soit nous cédons aux faux prophètes du multiculturalisme et nous creusons la tombe de l’Europe.

filip dewinter

La multiculture n’a pas seulement cassé la résilience de notre identité et la fierté de notre culture, elle a aussi déroulé le tapis rouge à l’islam.

La multiculture n’a pas seulement cassé la résilience de notre identité et la fierté de notre culture, elle a aussi déroulé le tapis rouge à l’islam. Aux yeux de nombreux musulmans, il y a longtemps que l’Europe a capitulé. Ils considèrent les gouvernements comme faibles et influençables. Les gouvernements européens plient sous le chantage musulman, surtout devant la force du nombre. Parce que le flux d’immigration venu des pays islamiques s’est transformé en une invasion, faisant de l’islamisation une colonisation à rebours. Les dizaines de millions de musulmans qui inondent l’Europe par l’immigration légale et illégale sont comparés par les leaders islamiques à une armée sans armes. Le président libyen Khadafi avait raison quand il a déclaré en 2006 à la télévision arabe Al-Jazeera : « Nous avons cinquante millions de musulmans en Europe. Des signes indiquent qu’Allah va donner à l’islam une grande victoire en Europe, sans épées, sans fusils, sans conquêtes. Les cinquante millions de musulmans résidant en Europe la transformeront en quelques dizaines d’années en un continent islamique. »

Dès aujourd’hui, nous constatons qu’en Europe certaines villes, certains secteurs, certains quartiers sont, de manière non officielle, contrôlés par les autorités musulmanes, selon la charia islamique. En février 2008, le chef de l’église anglicane, Rowan Williams, a déclaré que l’introduction d’éléments de la charia dans le système juridique britannique paraît « inévitable » car un grand nombre de ses compatriotes britanniques n’ont aucun lien avec ce système britannique. Williams pensait que nous ne devons pas forcer les musulmans « à un choix déchirant entre la culture islamique et l’état britannique ».

Sous prétexte de respect de la liberté religieuse et de la liberté d’expression, les libertés occidentales et démocratiques sont de plus en plus remises en question.

Une part importante de la communauté musulmane s’isole de notre société de manière croissante et de plus en plus explicite. La stratégie de l’islam radical est claire : l’intégration, c’est l’anathème ; sous prétexte de respect de la liberté religieuse et de la liberté d’expression, les libertés occidentales et démocratiques sont de plus en plus remises en question et une politique de concentration est menée, avec pour but d’atteindre une majorité islamique dans les quartiers, les arrondissements et finalement les villes entières. Les leaders musulmans ne croient pas à une société séculière où l’islam ne serait que l’une des religions pratiquées. Leur objectif est de faire de l’islam la religion dominante et régnante dans une société théocratique.

L’immigration de masse et la croissance démographique sont d’utiles moyens pour transformer certains quartiers ou secteurs en places fortes islamiques, où l’on ne trouve que de la nourriture halal, où les commerces et cafés ne vendent plus d’alcool, où les hommes et les femmes sont séparés chaque fois que possible, où les femmes portent le tchador ou le hijab et où la justice est rendue par l’imam local. L’étape suivante est la bataille pour l’instauration de la charia (la loi islamique) en lieu et place de la loi civile.

À Anvers comme à Bruxelles, Mohamed est le prénom le plus souvent attribué à des garçons.

Al Hijra décrit comment l’immigration de masse a toujours été une stratégie intentionnelle de l’islam, pour conquérir des territoires et asservir des peuples par la colonisation islamique. Du fait de la vague d’immigration islamique qui est en train d’envahir l’Europe, la Flandre et l’Europe risquent, à relativement court terme, de tomber comme des fruits mûrs aux mains de l’islam. Actuellement, notre pays à lui seul compte 628 750 musulmans, ce qui signifie que 6 % de la population adhère à l’islam. De tous les enfants nés dans la région flamande, 20 % appartiennent à des foyers d’immigrants et 15 % sont musulmans. À Anvers comme à Bruxelles, Mohamed est le prénom le plus souvent attribué à des garçons.

L’augmentation du nombre des immigrants et des musulmans se retrouve partout en Europe de l’ouest. Un bref survol des statistiques dont on dispose sur la composition de la population et son évolution dans les pays qui nous entourent indique que, chez eux aussi, la composition ethnique et religieuse de la population change rapidement.

Le 8 août 2008, le journal britannique The Telegraph a lancé un avertissement à propos de l’augmentation rapide de la population musulmane en Europe, en la comparant à une bombe démographique à retardement : « L’année dernière, cinq pour cent de la population totale des 27 pays de l’UE était déjà musulmane. Mais les prévisions montrent que, du fait de l’immigration croissante en provenance de pays musulmans et de la faible natalité des populations européennes autochtones, ce chiffre passera à 20 pour cent en 2050. […] Selon d’autres projections, écrit encore le journal, les musulmans pourraient être plus nombreux que les non-musulmans vers le milieu du siècle en France, et peut-être dans toute l’Europe de l’ouest ».

Les musulmans radicaux ont toutes raisons d’être optimistes. Pour eux, l’immigration de masse vers l’Europe est une aubaine. Pas une semaine ne passe sans que quelque religieux ou politicien musulman ne prédise - comme l’ancien président algérien Houari Boumédienne ou le président libyen Muhammar Khadafi - la conquête de l’Europe par l’islam. En avril 2009, sur la télévision palestinienne Al-Aqsa TV, un parlementaire palestinien du Hamas, Yunis Al-Astals, s’est félicité de la conquête imminente de l’Europe : « Rome sera un jour le poste avancé de la conquête islamique, qui se répandra à travers l’Europe et s’intéressera alors aux deux Amériques et même à l’Europe de l’est. »

La rapide croissance de la population musulmane dans la plupart des pays européens n’est ni plus ni moins que la troisième invasion islamique de l’Europe.

L’islam a été deux fois expulsé d’Europe. La première invasion de l’Europe par le sud a été arrêtée à Poitiers en 732. En 1492, les musulmans ont été expulsés d’Espagne. Une seconde invasion par l’est a été stoppée lorsque les musulmans ont été écrasés au siège de Vienne en 1683. L’islam considère encore cette défaite comme une retraite temporaire. La rapide croissance de la population musulmane dans la plupart des pays européens n’est ni plus ni moins que la troisième invasion islamique de l’Europe.

Naturellement, la conquête de l’Europe n’est absolument pas l’objectif de la plupart des centaines de milliers de musulmans qui immigrent chaque année en Europe ou en Flandre. Les travailleurs venus du Maghreb et de Turquie dans les années 60 et 70 ont immigré pour des raisons économiques. Il en va de même de la plupart des centaines de milliers de musulmans qui se déversent chaque année en Europe grâce au regroupement familial ou pour se marier.

Mais, pour l’islam radical, l’immigration de masse vers l’Europe coïncide avec sa stratégie délibérée de soumission de l’Europe à l’islam. À propos de l’islamisation de l’Europe par l’immigration musulmane, Necmettin Erbakan, l’ancien premier ministre radical de Turquie, a fait la déclaration suivante en avril 2001 à l’assemblée du groupe islamique radical turc Milli Görus : « Les Européens croient que les musulmans ne sont venus en Europe que pour faire de l’argent. Mais Allah a d’autres projets ».

Et, de fait, Allah a d’autres projets. Son plan s’appelle « Al Hijra » ; et son objectif est de conquérir l’Europe par l’immigration.

Des pays entiers ont été colonisés par l’immigration musulmane et par le prêche.

Il suffit d’étudier l’histoire de l’expansion de l’islam pour observer que, si certaines régions ont été soumises à l’islam par la force militaire, pratiquement aucune arme n’a été utilisée pour conquérir un bon nombre d’autres régions. Des pays entiers ont été colonisés par l’immigration musulmane et par le prêche. Si un pays énorme comme l’Indonésie, le plus grand pays musulman au monde avec plus de 200 millions de fidèles, a pu être conquis de manière relativement pacifique, alors pourquoi pas l’Europe ?

L’islam radical dispose de ressources considérables pour la colonisation de l’Europe. Depuis les années 1980, l’Arabie saoudite à elle seule a dépensé quelque 30 milliards d’euros, soit 44 milliards de dollars, pour la construction de mosquées et de centres culturels islamiques de toutes sortes à travers le monde. Avec cet argent, 1500 mosquées et 2000 centres culturels islamiques ont été construits, qui servent à propager le wahhabisme, l’islam radical. La Turquie et le Maroc font la même chose par l’intermédiaire de leurs ministres des affaires religieuses. Le ministre turc gère une cinquantaine de mosquées en Flandre par l’intermédiaire de la structure Diyanet. Le Maroc a envoyé pas moins de 150 imams en Europe en 2008, financés par le gouvernement marocain. Sur cet effectif, 31 ont été envoyés en . Cette invasion migratoire est soutenue par énormément d’argent et par des moyens logistiques et matériels, par l’infiltration de nos structures politiques et sociales, mais surtout avec l’inébranlable conviction que l’islam triomphera et que son drapeau flottera sur l’Europe.

Enfin, rappelons une citation symbolique du ministre britannique socialiste Shahid Malik (octobre 2008): « En 1997 nous avons eu notre premier député musulman. En 2001, nous avions deux députés musulmans. En 2005, nous avions quatre députés musulmans. Inch’Allah (si Allah le veut), nous aurons huit ou dix députés musulmans en 2009 ou 2010. En 2016, nous aurons 16 députés musulmans. À ce rythme, le parlement tout entier sera un jour musulman ». À la fin, il concluait : « En tant que premier musulman ministre, je pense que, Inch’Allah, dans trente ans ou plus nous aurons un premier ministre qui partagera ma foi ».

Quiconque veut arrêter l’islamisation de l’Europe doit d’abord et avant tout fermer le robinet de l’immigration, et renoncer au multiculturalisme comme idéologie officielle de l’état.

Pour finir, permettez-moi de contester le titre de ce colloque. Le slogan « L’islam peut nuire à votre liberté » ne convient pas. Ce devrait être « L’islam nuit à votre liberté ». Au rythme actuel, c’est juste une question de temps pour que l’Europe devienne l’Eurabia. Quiconque veut arrêter l’islamisation de l’Europe doit d’abord et avant tout fermer le robinet de l’immigration, et renoncer au multiculturalisme comme idéologie officielle de l’état. Le multiculturalisme nous contraint à capituler et à collaborer avec l’islam radical.

Nous devons à tout prix empêcher les musulmans de former un état dans l’état, où seules règnent et sont respectées leurs règles, leurs valeurs et leurs normes. Ce n’est qu’en faisant preuve de fermeté et de caractère, en osant à nouveau nous centrer sur notre singularité et notre identité culturelle, absolument pas ouverte à toute forme de pensée unique multiculturelle, et en osant défendre la supériorité de notre civilisation qu’il sera possible d’éviter l’islamisation de l’Europe et de rendre l’Europe aux Européens.

Source : Gates of Vienna en anglais (source originale en néerlandais :  FilipDewinter.be)
Un grand merci de la part de Bivouac-ID au traducteur qui se reconnaîtra.

jeudi, 29 octobre 2009

NDP HERAULT : LES TRACTAGES CONTINUENT.

En quelques jours, les militants de la Nouvelle Droite Populaire de l'Hérault ont distribué plusieurs milliers de tracts. Partout, ils reçoivent un accueil enthousiaste de la part de nos compatriotes qui sont outrés par la tournure que prennent les événements. L'action menée au niveau départemental par la NDP est de nature à redonner confiance à ceux qui ne supportent plus de se laisser humilier par toutes les racailles de la terre

Pour amplifier notre mouvement de sensibilisation, nous avons besoin de votre aide. Comment faire ?

- Vous pouvez prendre l'initiative de reproduire notre tract et de le diffuser autour de vous. Imprimez-le, photocopiez-le et distribuez-le à vos amis et dans votre quartier.

NDP Hérault tract affaire de Juvignac 10 09.pdf

- Vous pouvez nous contacter à ndp.herault.34@voila.fr et venir nous aider à le diffuser.

De cette triste affaire, un grand mouvement est en train de naître. ASSEZ D'HUMILIATIONS, FRANCAIS RELEVEZ LA TETE ! 

TOUT CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR L'AFFAIRE DE JUVIGNAC...

Nous publions ici le message envoyé par Mme Claire Polin, présidente de l'association SOS Education, aux personnes qui ont signé la pétition de soutien au professeur agressé à Juvignac. Cette lettre est très intéressante car elle donne de nombreuses précisions sur le traitement de cette affaire.

Nous vous invitons par ailleurs à signer massivement la pétition de SOS Education. Pour cela, il vous suffit de cliquer ici.

NDP Hérault

(...) En effet, bien qu'il soit soutenu par beaucoup d'instances, et que le procureur adjoint de Montpellier, Georges Guttierez, l'ait remis en liberté, il a été mis en examen pour « homicide volontaire » par le juge d’instruction. Autrement dit pour « meurtre ».

Bien sûr, ce professeur, dont la version des faits coïncide parfaitement avec les constatations des gendarmes, devrait bénéficier rapidement d’un non-lieu. Reste qu'il n’a fait que protéger sa famille et qu'il se retrouve avec cette étiquette infamante, alors qu’une simple mise en examen pour homicide involontaire aurait suffi.

Pour lui, un marathon judiciaire, à l'issue forcément incertaine, a commencé.

D'abord, la famille de Saïd, son agresseur, conteste la thèse de la légitime défense. Certes, Boussa Ouamalik, le père du jeune homme, qui habite une petite cité à la périphérie d’Uzès, reconnaît que son fils « avait un différend avec son professeur ». 

"Pour nous, Saïd est allé là-bas, à Juvignac, pour règler ses comptes, dit-il. Depuis l’année dernière, il nous parlait de ce prof…"

D’autant que le jeune homme, qui avait repassé ses examens en septembre, venait d’apprendre qu’il était recalé, ce qui l’aurait rendu fou de rage. Le père de Saïd admet également que « le feu, c’est son mode opératoire », confirmant implicitement que son fils aurait pu se venger de l’enseignant en le faisant périr au milieu des flammes. Mais malgré tout, il réfute la thèse des enquêteurs.

"On se pose plein de question, renchérit un oncle du garçon. Soyez sûr que ce professeur était au courant de la venue de Saïd. Je me demande même s’il n’a pas préparé sa réception. En plus, il n’a pas pu le tuer tout seul."

En clair : Saïd serait tombé ce soir-là dans un guet-apens tendu par un enseignant machiavélique. Et l’oncle de conclure :

"Je ne crois pas à cette histoire de légitime défense."

L’avocat des Ouamalik, Me Jean-Charles Teissèdre, s’est constitué partie civile au nom de la famille. Lui aussi émet de sérieux doutes concernant la version des enquêteurs. Il rappelle que dans ses premières déclarations, l’adjoint au procureur avait un peu vite annoncé que Saïd était mort par strangulation, alors que l’autopsie a révélé qu’il a été victime d’une compression du cœur.

"Comment fait-on pour tuer un homme à mains nues quand on n’est pas un spécialiste des sports de combats ? s’interroge-t-il. D’autre part, il sera important d’établir à quel moment cette mort a eu lieu, et si elle pouvait être évitée."

En ce qui concerne cette dernière question, la réponse est pourtant évidente : oui, la mort de Saïd aurait pu être évitée. Il aurait suffi pour cela que le jeune homme reste chez lui ce soir-là, au lieu d’aller attaquer, un pistolet à la main, une honnête famille d’enseignants que, dans son délire, il rendait responsable de ses échecs. 

Pour Me Jean-Robert Phung, l’avocat de l'enseignant, les arguments de la famille Ouamalik ne tiennent pas debout. 
Je suis certain que ce garçon qui avait trois litre d’essence sur lui n’est pas venu pour cambrioler, affirme-t-il. Le réflexe qu’a eu mon client, et qui s’est terminé par un drame, en a évité un autre, encore plus atroce : il a sauvé sa vie, celle de son épouse et de son fils. Mais avoir enlevé la vie à quelqu’un est une chose dont il ne se relèvera jamais.

Comme il n’oubliera jamais ces minutes abominables durant lesquelles il a cru mourir, brûlé vif, avec toute sa famille. Il ne faut pas se tromper de procès. Si dans cette histoire, Saïd est mort, c’est bien le professeur et sa famille qui sont les victimes. Et l’enseignant attend aujourd’hui avec impatience le non-lieu qui lui rendra son honneur. 

« Pour l’instant, nous sommes paniqués à l'idée de retourner chez nous et nous n'envisageons pas d'y revenir. Sur le plan professionnel, je n'envisage pas pour le moment de donner à nouveau des cours, a fortiori dans des amphis où l'on se retrouve parfois face à 300 étudiants. Pour moi, je crois que les amphis, c'est terminé, alors que j'adorais ça. Cette réaction est liée au fait de savoir qu'"il" a été là, autrefois, dans mes cours d'amphi ; je penserai nécessairement à lui, cagoulé, en train de me regarder… » a-t-il expliqué aujourd'hui dans le Midi Libre

A l'heure où je vous écris, nous avons récolté 6916 signatures à la pétition de soutien. Mais nous pensons que ce professeur mérite beaucoup plus que cela. Notre pays compte 980 000 enseignants, et 45 millions de citoyens en âge de voter. Il faut qu'ils expriment leur solidarité dans une telle situation. 

Beaucoup signeraient s'ils en avaient l'occasion. Alors merci d'aider ce professeur et sa famille en écrivant à tous vos amis pour leur demander de signer eux aussi la pétition.

Il vous suffit de copier le lien ci-dessous, et de leur envoyer par courriel en leur demandant de cliquer dessus de toute urgence.

http://soseducation.com/fichiers/Mis_en_examen_pour_s_etre_defendu.htm

Pour relire l'appel à pétition, cliquez ici.

Si vous souhaitez retrouver toute la chronologie de cette tragique histoire, vous pouvez lire ci-dessous

Avec mes remerciements,

Claire Polin
Présidente

SOS EDUCATION :  120, boulevard Raspail - 75006 Paris - 01 45 81 22 67.
 

Afin de protéger l'enseignant et sa famille d'éventuelles représailles, nous avons choisi de ne donner que l'initiale de son nom.

Décembre 2008. Philippe J. vient de terminer son cours, dans l’amphithéâtre de la faculté de sociologie de Montpellier. L’enseignant va quitter la salle lorsqu’un étudiant s’approche de lui.– Vous pourriez pas valider les matières où j’ai eu de mauvaises notes ? lui demande-t-ilPhilippe J. le regarde, interloqué, sans pouvoir mettre un nom sur son visage. Le jeune homme, un petit brun trapu, a l’air d’avoir au moins 25 ans. Un de ces « vieux » étudiants qui redoublent leurs années de fac, sans qu’on sache très bien pourquoi ils s’acharnent à suivre des études pas faites pour eux. 

– Si vos notes sont médiocres, c’est impossible, répond le professeur. 
Mais l’autre, un certain Saïd Ouamalik, insiste. Il lui pose familièrement sa main dans le dos. 
– Mon ami, on peut toujours trouver une solution, dit-il avec une désinvolture qui frise l’insolence. 
Gardant son calme face à ce qu’il faut bien appeler une tentative de corruption, Philippe J. réplique sèchement :
– Une solution ? Il y en a une. Il suffit de repasser vos examens. 
Et il lui tourne le dos, passe à autre chose sans savoir qu’ils vont se revoir...

Lundi 19 octobre 2009. Les J. passent tranquillement la soirée chez eux, à Juvignac, près de Montpellier. Cela fait cinq ans qu’ils se sont installés dans le quartier résidentiel de Fontcaude, sur les hauteurs du bourg, d’où on a une vue superbe sur le lac et le golf. Ils y habitent une maison à la façade rose pâle, entourée d’un jardinet bien entretenu. Philippe J., comme tous les soirs, a fermé à clé la porte d’entrée. Il travaille à ses cours auprès de son épouse, Clélia, docteur en sociologie comme lui. Là s’arrête d’ailleurs leur ressemblance. Alors que Philippe, âgé de 45 ans, est grand et bien charpenté, Clélia, une jeune femme d’origine brésilienne, est toute menue. Leur fils Martin, un garçon de 11 ans, joue sur son ordinateur dans sa chambre, à l’étage. 
Il est environ 22 h 30 lorsque l’enseignant croit entendre grincer la poignée de la porte d’entrée. Inquiet, il va voir, déverrouille, s’avance sur le perron. A peine a-t-il remarqué que le portillon donnant sur la rue est ouvert qu’une ombre jaillit de l’obscurité et bondit sur lui. 
– Bouge pas ! ordonne une voix masculine. 
L’homme, cagoulé, braque un pistolet sur la tête de Philippe, et le repousse à l’intérieur de la maison. Sa femme, alertée par le bruit, s’est levée de son fauteuil. 
– Couchez-vous sur le sol, face contre terre ! lance l’inconnu. Et écartez les jambes. 
« Il va la violer ! », pense Philippe J., atterré. Mais l’homme a une préoccupation plus urgente. Il veut savoir s’il y a d’autres personnes dans la maison. Philippe lui explique que son fils est à l’étage. L’individu hurle au garçon de descendre. Et le petit Hugo, terrorisé, est contraint de s’allonger à côté de ses parents. 
– Vous avez de l’argent ? 
– Seulement quelques bijoux et des ordinateurs.
Un simple cambriolage ? Philippe se sent vaguement rassuré. Mais l’individu s’énerve. Se met à insulter Clélia alors qu’elle a légèrement bougé. 
– Si ça se passe pas bien, je repars avec un organe ! menace-t-il.
Fait-il allusion à une mutilation ? Le voilà en tout cas qui sort de son sac à dos une bouteille d’essence et qui asperge ses victimes. 
– J’ai un briquet, si vous bougez, je vous brûle ! lance-t-il d’un ton menaçant.
Et l’horreur s’abat sur les trois occupants de la maison. 
Hugo, de l’essence plein les yeux, ne peut s’empêcher de pleurer. Le cambrioleur plonge à nouveau la main dans son sac et il en sort un rouleau de cordelette. Cette fois, Philippe J. est paniqué. Couverts d’essence et attachés, ils seront complètement à la merci de ce fou furieux. Clélia a suivi le même raisonnement, c’ est la première à réagir. Elle tente de se relever, mais l’autre lui balance un violent coup de pied dans la tête. Alors, sans plus réfléchir, Philippe se rue sur l’inconnu et lui attrape le poignet qui tient le pistolet. Par chance, l’homme porte des gants de laine, et l’arme lui glisse de la main. Philippe le fait tomber et le maintient par terre, lui bloquant le thorax de ses deux bras. 
Clélia est déjà dehors. 
– Il va les tuer ! hurle-t-elle dans la rue, tout en courant chez ses plus proches voisins.
Ceux-ci appellent aussitôt les gendarmes. Hugo tente lui aussi de téléphoner aux secours. Mais son père lui ordonne de sortir tout de suite de la maison et d’aller se mettre en sécurité. Resté seul avec le cambrioleur, Philippe se demande avec angoisse combien de temps il va réussir à le retenir prisonnier. L’autre, qui pèse au moins 80 kilos, se défend comme un diable, et l’essence a rendu le sol glissant. « Si je le lâche, pense Philippe, il va faire un carnage. Il va me tuer, et il s’en prendra ensuite à ma femme et mon fils… » Et il tient bon, parvenant même à resserrer sa prise. 
Au bout de dix minutes – autant dire une éternité – l’enseignant entend enfin une voiture s’arrêter devant la maison, et il aperçoit des uniformes à la porte du salon. Pourtant, il n’est pas au bout de ses surprises. D’abord, les militaires, ne sachant qui est l’agressé et qui est l’agresseur, le plaquent sur le sol, face contre terre, et lui passent les menottes. 
– Je suis le propriétaire, proteste-t-il en vain. 
Ensuite, il entend un gendarme, penché sur l’inconnu masqué, déclarer que « l’homme est mort ». Enfin, on lui annonce que le cambrioleur porte sur lui une carte d’étudiant en sociologie. Et ce n’est qu’au moment où un enquêteur lui arrache sa cagoule qu’il le reconnaît : il s’agit de l’étudiant qui lui avait demandé de « trouver une solution » à ses mauvaises notes…
C’est bien Saïd Ouamalik qui gît sans vie dans le salon de la maison. Mort d’un arrêt cardiaque, dira l’autopsie. En fait, le cœur, compressé entre la cage thoracique et la colonne vertébrale, a lâché. Reste à savoir ce que le jeune homme de 26 ans faisait en pleine nuit, déguisé en cambrioleur, au domicile de son professeur. 
Saïd Ouamalik n’est pas un inconnu pour la justice. Son casier judiciaire mentionne une condamnation pour violences aggravées. Mais une rapide enquête va permettre aux gendarmes de dresser un portrait autrement inquiétant de l’étudiant en sociologie. 
Le premier incident remonte à 2004, alors que Saïd, dont la famille habite à Uzès dans le Gard, prépare un bac technique dans un lycée de Nîmes. Un jour, le garçon a une banale altercation avec un camarade de classe. Le soir même, il lui téléphone. 
– Je viens chez toi, je vais te mettre le feu ! lui dit-il. 
Ce n’est pas une menace en l’air. Un peu plus tard, les gendarmes l’interpellent en flagrant délit, alors qu’il est en train de répandre de l’essence devant la maison des parents de son camarade. Durant sa garde à vue, le garçon est examiné par un psychiatre. « Schizophrène », diagnostique le médecin. Déclaré irresponsable, il est hospitalisé durant deux mois dans un service psychiatrique avant d’être relâché. 
Bachelier en 2005, Ouamalik s’inscrit en licence de sociologie. Il réussit sa première année, mais échoue l’année suivante. Au printemps 2008, il apprend qu’il doit redoubler. C’est à cette occasion, on l’a vu, qu’il tente de convaincre Philippe J. d’arranger ses notes. Et c’est le second incident. Quelques semaines plus tard, les bureaux des professeurs de sociologie de l’université Paul-Valéry brûlent. L’origine criminelle de l’incendie ne fait aucun doute : on a retrouvé sur place de l’essence, du retardant et des cordelettes. L’université porte plainte. Saïd, compte tenu de son passé, fait figure de suspect. Mais les policiers ne parviendront pas à le confondre… 
Tandis que Philippe J., placé en garde à vue, explique en détail les circonstances de l’agression, les gendarmes inspectent le sac à dos de l’étudiant. L’inventaire est éloquent : une paire de menottes, un rouleau de ruban adhésif, des cordelettes, deux bouteilles d’essence de 1,5 litre et même une tenue blanche en cellophane, de celles qu’utilisent habituellement les techniciens de l’identification criminelle. Bref, avec les gants, la cagoule et le pistolet, la parfaite panoplie du « saucissonneur ». Saïd n’avait donc pas seulement l’intention de cambrioler l’enseignant et sa famille. Il avait prévu, au moins, de les séquestrer. Et ensuite ? On n’ose pas imaginer les scénarios qu’il avait en tête au moment où il a vu les trois victimes à sa merci…
Le mardi après-midi, le procureur adjoint de Montpellier, Georges Guttierez, annonce que Philippe J. a été remis en liberté. Pour le parquet, la thèse de la légitime défense ne semble faire aucun doute. 
– On peut parler d’un instinct de survie, c’était une lutte à mort, explique le magistrat. 
Pourtant, il ajoute dans la foulée que l’enseignant a été mis en examen pour « homicide volontaire » par le juge d’instruction. Autrement dit pour « meurtre ». Bien sûr, Philippe J., dont la version des faits coïncide parfaitement avec les constatations des gendarmes, devrait bénéficier rapidement d’un non-lieu. Reste que cet homme qui n’a fait que protéger sa famille se retrouve avec cette étiquette infamante, alors qu’une simple mise en examen pour homicide involontaire aurait suffi.
Seule la famille de Saïd, aveuglée par un chagrin compréhensif, conteste la thèse de la légitime défense. Certes, Boussa Ouamalik, le père du jeune homme, qui habite une petite cité à la périphérie d’Uzès, reconnaît que son fils « avait un différend avec son professeur ». 
– Pour nous, Saïd est allé là-bas, à Juvignac, pour régler ses comptes, dit-il. Depuis l’année dernière, il nous parlait de ce prof…
D’autant que le jeune homme, qui avait repassé ses examens en septembre, venait d’apprendre qu’il était recalé, ce qui l’aurait rendu fou de rage. Le père de Saïd admet également que « le feu, c’est son mode opératoire », confirmant implicitement que son fils aurait pu se venger de l’enseignant en le faisant périr au milieu des flammes. Et malgré tout, il réfute la thèse des enquêteurs. 
– On se pose plein de question, renchérit un oncle du garçon. Soyez sûr que ce professeur était au courant de la venue de Saïd. Je me demande même s’il n’a pas préparé sa réception. En plus, il n’a pas pu le tuer tout seul. 
En clair : Saïd serait tombé ce soir-là dans un guet-apens tendu par un enseignant machiavélique. Et l’oncle de conclure :
– Je ne crois pas à cette histoire de légitime défense. 
L’avocat des Ouamalik, Me Jean-Charles Teissèdre, s’est constitué partie civile au nom de la famille. Lui aussi émet de sérieux doute concernant la version des enquêteurs. Il rappelle que dans ses premières déclarations, l’adjoint au procureur avait un peu vite annoncé que Saïd était mort par strangulation, alors que l’autopsie a révélé qu’il a été victime d’une compression du cœur. 
– Comment fait-on pour tuer un homme à mains nues quand on n’est pas un spécialiste des sports de combats ? s’interroge-t-il. D’autre part, il sera important d’établir à quel moment cette mort a eu lieu, et si elle pouvait être évitée. 
En ce qui concerne cette dernière question, la réponse est évidente : oui, la mort de Saïd aurait pu être évitée. Il aurait suffi pour cela que le jeune homme reste chez lui ce soir-là, au lieu d’aller attaquer, un pistolet à la main, une honnête famille d’enseignants que, dans son délire, il rendait responsable de ses échecs. 
Pour Me Jean-Robert Phung, l’avocat de Philippe J., les arguments de la famille Ouamalik ne tiennent pas debout. 
– Je suis certain que ce garçon qui avait trois litre d’essence sur lui n’est pas venu pour cambrioler, affirme-t-il. Le réflexe qu’a eu mon client, et qui s’est terminé par un drame, en a évité un autre, encore plus atroce : il a sauvé sa vie, celle de son épouse et de son fils. Mais avoir enlevé la vie à quelqu’un est une chose dont il ne se relèvera jamais. 
Comme il n’oubliera jamais ces minutes abominables durant lesquelles il a cru mourir, brûlé vif, avec toute sa famille. Il ne faut pas se tromper de procès. Si dans cette histoire, Saïd est mort, c’est bien Philippe J. la victime. Et l’enseignant attend aujourd’hui avec impatience le non-lieu qui lui rendra son honneur.


En attendant, le professeur et son épouse se disent « paniqués à l'idée de retourner chez [eux] », dans un  entretien paru le 28 octobre dans le Midi libre « Quand je suis dans un endroit peuplé d'inconnus, sans une personne familière à mes côtés, je me sens très vulnérable et en permanence sur le qui-vive.[...] Sur le plan professionnel, je n'envisage pas pour le moment de donner à nouveau des cours, a fortiori dans des amphis où l'on se retrouve parfois face à 300 étudiants. Pour moi, je crois que les amphis, c'est terminé, alors que j'adorais ça », a déclaré l'enseignant au quotidien régional. Son épouse ajoute : « Je porte encore les stigmates de cette agression. Pour moi, c'est le masque de l'horreur. Je veux mettre de la distance entre moi et ce visage qui porte encore les traces de la maltraitance. Ce visage, ce n'est pas moi, je ne le reconnais pas », faisant référence aux graves blessures que lui a infligées l'agresseur en la frappant à la tête.

samedi, 24 octobre 2009

JUVIGNAC : LA NDP DE L'HERAULT REAGIE...

Scandalisée par la tournure que prend l'affaire de Juvignac, la délégation départementale de l'Hérault de la Nouvelle Droite Populaire a décidé de diffuser massivement un tract afin d'alerter nos compatriotes.

Dès cette fin de semaine, des distributions seront organisées dans toutes les villes du département. Vous aussi, vous pouvez imprimer ce tract et le diffuser autour de vous.

Vous pouvez aussi prendre contact avec la NDP Hérault en écrivant à : ndp.herault.34@voila.fr

NDP Hérault tract Juvignac 10 09.pdf

JUVIGNAC : LE MONDE A L’ENVERS….

Si vous êtes agressé chez vous, ne vous défendez surtout pas et n’oubliez pas d’être poli avec Monsieur l’agresseur… Sans quoi, c’est vous qui risquez de vous retrouver devant les tribuneaux. Voilà ce qui arrive chez nous, dans l’Hérault, deux ans et six mois après l’arrivée de Sarkozy au pouvoir. L’affaire de Juvignac est là pour le prouver. Le laxisme et la démission du pouvoir (sauf contre les honnêtes gens bien entendu) sont toujours de mise.

 

La Nouvelle Droite Populaire de l'Hérault est scandalisée par l’attitude lamentable de la famille de la crapule qui a agressé une autre  famille à Juvignac. Ces gens, qui devraient être rongés par la honte, feraient mieux de se cacher ou, mieux encore, quitter la France où ils n’ont plus vraiment leur place.

 

Saluons le courage du père de famille qui a répliqué héroïquement à l’agression. Exigeons tous la cessation immédiate des poursuites contre cet homme.

 

Lire ci-dessous le reportage de France3 Languedoc-Roussillon :

 

L'homme a fait irruption dans une maison pour agresser une famille. Le père s'est jeté sur lui et l'a étouffé.

 

La scène s'est passée dans la nuit de lundi à mardi à Juvignac. Un homme a fait irruption au domicile d'une famille, a menacé les occupants de la maison et les a aspergés d'essence. Il a agressé la mère en la frappant. Le père de famille un enseignant, s'est jeté sur l'homme et l'a étouffé. Il est mis en examen pour homicide volontaire.Le père de famille a été mis en examen pour homicide volontaire mais laissé en liberté. L'état de légitime défense devrait être retenu vues les circonstances. Selon les premiers éléments de l'autopsie, le cambrioleur n'aurait pas été étranglé mais plutôt étouffé. Mais l'acte, apparemment de défense du père, qui a sauvé sa famille, a été fatal pour l'agresseur qui est donc décédé. Pour la famille de Saïd, leur fils qui était au départ l'agresseur est devenu une victime et l'agressé venait de commettre un meurtre.L'avocat de l'enseignant, Jean-Robert Phung, met en avant l'instinct de survie du père voulant sauver la vie de sa femme et de son fils et la légitime défense.

 

Les parents de l'agresseur décédé se sont constitués partie civile. Ils veulent avoir accès au dossier. Leur avocat veut comprendre les circonstances exactes de la mort de Saïd et la raison pour laquelle, l'étudiant s'est rendu, de nuit, au domicile de son ancien professeur d'université avec plusieurs bidons d'essence.

 

Le cambrioleur résidait à Uzès dans le Gard. Il avait dans son sac à dos des menottes, du ruban adhésif et deux bouteilles d'essence et des liens. Ce qui démontre sa détermination. Cette intrusion particulièrement violente était-elle uniquement seulement motivée par le besoin d'argent ? Il semblerait que l'homme, Saïd, âgé de 27 ans était un étudiant en sociologie de la faculté où enseigne le père de famille agressé. Il avait déjà été condamné à trois reprises par la justice pour des actes avec violence.

 

Le père de famille auteur de l'homicide est un maître de conférence de l'université de lettres de Montpellier, il est âgé de 45 ans.

 

D'après une voisine, la mère de famille, extrêmement choquée était venue chercher refuge vers 11h et son enfant avait aussi réussi à prendre la fuite pour se mettre à l'abri. L'enquête a été confiée à la gendarmerie.

 

Retour sur les faits :

 

Un homme de 26 ans qui s'était introduit dans une maison de Juvignac (Hérault) près de Montpellier lundi soir pour la cambrioler et menaçait de brûler ses occupants, a été étranglé par le père de famille, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

 

Les faits se sont produits vers 23 heures dans un quartier résidentiel. Le cambrioleur, déjà condamné pour violences, a pénétré dans la maison cagoulé, ganté et armé d'un pistolet de calibre 9 mm.

 

Il a menacé le père de famille occupant les lieux, ainsi que sa femme et leur fils de 13 ans, en les faisant coucher par terre et en les aspergeant d'essence pour leur soutirer de l'argent, selon la même source. Alors que le malfaiteur frappait la mère qui avait tenté de se lever, le père a réussi à le désarmer avant de l'étrangler en lui faisant une clef de bras.

 

La mère, qui avait pris la fuite avec son fils, a prévenu les gendarmes. Le père, placé en garde à vue, devait être présenté mardi au parquet qui a ouvert une information judiciaire pour homicide volontaire, destinée à vérifier l'état de légitime défense, sans requérir de mandat de dépôt.

 

Source France3 Languedoc Roussillon

Toutes les notes