samedi, 07 novembre 2009
source midi libre..des sans papiers
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Sans-papiers Dix-neuf Afghans demandent l’asile
Evacués de Calais fin septembre, 19 Afghans sont depuis hébergés à Nîmes
Plus d’un mois après leur arrivée dans la ville, les dix neufs Afghans hébergés à Nîmes (Midi Libre de lundi) se battent pour accéder à une procédure d’asile normale.
Après être passés par l’office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), puis par la préfecture du Gard, les voilà renvoyés en préfecture de région où, depuis quelques jours, ils sont reçus au compte goutte. Trois en début de semaine, trois hier, selon les membres de la Cimade, l’association œcuménique qui les soutient et les accompagne. « C’est la politique de la patate chaude, tout le monde se renvoie le dossier », affirme l’un des représentants de la Cimade, Jean-Paul Nunez.
Expulsés de la jungle de Calais le 22 septembre, ces Afghans avaient été amenés au centre de rétention de Nîmes dans des conditions qui n’ont pas manqué de faire débat (pieds nus pour bon nombre d'entre eux, puis attachés deux par deux tout au long du voyage). Ils avaient été libérés par le juge des libertés et de la détention quelques jours plus tard. Actuellement, dix neufs Afghans, toujours à Nîmes, sont sans-papiers.
Selon un membre de la Cimade, les interrogations résident aujourd’hui dans la "procédure" que retiendra le préfet de Région : procédure prioritaire – expéditive - ou normale. « Visiblement, on va les mettre en procédure Dublin », enrage Jean-Paul Nunez. Cette troisième option renverrait une nouvelle fois les Afghans, vers la Grèce, le pays où ils sont passés avant d’arriver sur le territoire français. « Agir ainsi, c’est les remettre aux mains des passeurs. On a l’impression que tout est fait pour les faire disparaître. »
En début de semaine, quelques-uns seront reçus en préfecture, à Montpellier. La Cimade garde un mince espoir : en Rhônes-Alpes, le préfet a décidé d’une procédure normale. La Cimade fait aussi circuler une pétition demandant la régularisation de ces sans-papiers. En cinq jours, 20 000 signatures ont été recueillies.
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