mercredi, 23 décembre 2009

les clandestins l immigration une grande chance pour la france une source de richesse

Édition du mardi 22 décembre 2009 .source midi libre.

 

Lunel Elle refuse le mariage, le clandestin lui met des coups de couteau en pleine rue

 

  
Sans l’intervention de témoins, vendredi dernier, à Lunel, cette Pescalune serait peut-être passée de vie à trépas. En début d’après-midi, rue de Verdun, des passants ont donc volé au secours d’une dame âgée de 32 ans, qui, au sol, devant chez elle, était frappée à coups de poing puis à coups de couteau par un individu…

Au final, la victime, qui est toujours hospitalisée, a reçu trois ou quatre coups de lame, au thorax - ce qui a provoqué un pneumothorax - et à l’abdomen, mais ses jours ne sont pas en danger.

L’auteur de l’agression a été interpellé et longuement entendu tout le week-end par les gendarmes. En fait, il s’agit d’un Algérien de 37 ans, en situation irrégulière sur le territoire et ...suite de l article sur midi libre.com..
Y. P

dimanche, 13 décembre 2009

ndp herault

nouvellle droite POPULAIRE !

ndp ca et mosq.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

La Nouvelle Droite Populaire est en campagne permanente afin de sensibiliser les Français contre l'islamisation de notre pays.
Dans les jours qui viennent, elle va publier deux nouveaux autocollants.

Commandez-les dès maintenant !

samedi, 05 décembre 2009

le magasin aldi

Édition du vendredi 4 décembre 2009

source midi libre 

 

PézenasLes deux braqueurs du magasin Aldi interpellés




Le magasin Aldi avait été victime d’un cambriolage samedi 14 novembre. Les voleurs étaient partis avec 370 euros.

Le 14 novembre, à 13 heures, le magasin Aldi, situé boulevard Charles-de-Gaulle dans la zone industrielle de Pézenas, avait fait les frais d’un cambriolage éclair. Il n’avait fallu en effet que quelques secondes, dix ou quinze tout au plus, pour que deux individus, habillés de vêtements sombres, foulards et capuches sur la tête, ne menacent la caissière à l’aide d’un revolver et d’un couteau avant de s’emparer de la totalité du tiroir caisse. En l’occurrence, 370 € en numéraire.

Les deux jeunes hommes s’étaient ensuite enfuis à pied avant de disparaître dans la cité Castelsec. Bien que l’alerte ait rapidement été donnée par le responsable du magasin,
ni une première patrouille de la brigade de Pézenas, dépêchée sur place, ni les deux patrouilles du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie ainsi que la Brigade de recherches, venues en renfort, n’avaient pu remettre la main sur les deux fuyards.

La Brigade de recherches de Pézenas s’était alors saisie de l’enquête mais sans grand résultat. Il aura finalement fallu un simple appel à témoin, paru dans nos colonnes, pour que de nouveaux éléments apparaissent. Dès lors, les enquêteurs orientaient leurs recherches sur deux individus, très défavorablement connus de leurs services, tous deux originaires du cru. Deux mineurs, respectivement âgés de 16 et 17 ans, qui résident actuellement sur la région nîmoise pour l’un et sur Béziers pour l’autre. Le premier cité ayant été placé en foyer dans la banlieue nîmoise à la suite de précédents braquages.

Interpellés ce mercredi à 14 heures, ils ont, tous les deux, été placés en garde à vue. Une perquisition au domicile des parents de l’un des deux présumés auteurs a permis aux enquêteurs de mettre la main sur le revolver et le couteau ayant été utilisés pour commettre le braquage ainsi que sur un sac à dos très reconnaissable, décrit lors de la déposition des employés du magasin Aldi.
Durant leurs 24 heures de garde à vue, les deux mineurs ont finalement reconnu les faits. Hier soir, les présentations au Parquet étaient toujours en cours.

Laurent VERMOREL

vendredi, 04 décembre 2009

les professeurs a montpellier

Édition du vendredi 4 décembre 2009 source midi libre

  

David CRESPIN

 

Montpellier. ÉducationLes professeurs de Fontcarrade sont entendus


RAPPEL : Hier, ils ont invoqué le droit de retrait face à la dégradation de la sécurité dans le collège

Le collège Fontcarrade retrouve un fonctionnement normal dès ce matin. Les professeurs, qui avaient invoqué leur droit de retrait, reprennent leurs cours après avoir obtenu certaines garanties pour enrayer la dégradation des conditions de sécurité dans l'établissement. Au cours d'une réunion de près de deux heures avec l'inspection académique et le rectorat (et après deux heures d'attente dans la rue de l'Université), la délégation d'enseignants et de surveillants a ainsi obtenu l'arrivée prochaine d'un demi-poste de surveillant supplémentaire en contrat aidé. Un « diagnostic sécurité » devrait également être mené dès la semaine prochaine, sous l'autorité de l'ancien directeur départemental de la sécurité publique, Joël Guénot, récemment recruté par le rectorat. Enfin, l'élève à l'origine des incidents les plus récents et dont l'exclusion définitive décidée en conseil de discipline avait été suspendue par une commission d'appel, devrait désormais poursuivre sa scolarité dans un autre collège. « Il s'est inscrit ailleurs et il y restera, sa famille a accepté de coopérer », indique l'inspecteur d'académie Paul-Jacques Guiot. « On est assez satisfait mais on veut rester vigilant et avoir la construction d'un projet pour la fin de l'année. On a envie de continuer à travailler ici », précise un enseignant soucieux de ne pas stigmatiser la cité Gély et ses habitants. « Nous ne sommes pas que le collège gitan. » Dans les prochains jours, les professeurs veulent recenser avec précision le nombre de menaces, injures ou dégradations commises à Fontcarrade, afin d'étayer leurs dossiers devant leur hiérarchie. « On est très à l'écoute, on va les aider et faire en sorte qu'ils enseignent normalement, précise de son côté Paul-Jacques Guiot. Mais on ne résout pas les problèmes d'intégration d'un coup de baguettes magiques. »

Guy TRUBUIL

lundi, 30 novembre 2009

la france est et resterafrancaise ce n"est pas une terre islamique

One, two, three : viva Algerie !


Identité : en plein debat sur l'identié... grand défilé de tee-shirts, de drapeaux algériens, de slogans "nique la France", de drapeau francais brulés. C'est la fête du foot...
S'il n'est pas rare de voir des jeunes d'origine maghrébine arborer des tee-shirts à l'éffigie de l'Algérie, du Maroc ou de la Tunisie, voilà un nouveau style dont chacun en jugera le gout plus ou moins douteux, une ligne de tee-shirt représentant la carte de France sur fond de drapeau algérien. Encore une fois aucune association n'a l'air de s'émouvoir du message provocateur et impérialiste porté par cette ligne vestimentaire :


La Nouvelle Droite Populaire n'entend pas laisser passer cette insulte à notre indépendance nationale. La France est et retera française ! Vive la résistance nationale et identitaire !

vendredi, 27 novembre 2009

a montpellier

Montpellier. Saint-Martin. Des voitures brûlées (dont celle du curé) enflamment les esprits

By francaisdefrance

jeudi 26 novembre 2009
DRDR

TENSIONS : De nombreux acteurs du quartier se mobilisent pour rétablir le dialogue entre tous

« Mais je ne suis pas le shérif de Saint-Martin ! » tempête Annie Bénézech, l’élue des Prés-d’Arènes, campée derrière son bureau et prête à dégainer ses arguments face à une assistance – un groupe d’habitants versant 3 e âge – remontée à bloc.
Depuis quelque temps, le climat de Saint-Martin tourne à l’orage : des voitures y partent en fumée à l’abri de la nuit – notamment celle du curé et celle de son aide-soignante -, tandis que les dégradations et autres incivilités y fleurissent comme un champ au printemps et que les noms d’oiseaux y volent en piqué. De quoi cristalliser bien des rancoeurs : « On n’ose plus sortir le soir », « on se fait agresser devant l’ascenseur », « on veut dormir la nuit », mêlant aussi saleté, stationnement ou police municipale qui n’assure
pas la sortie des écoles. De quoi nourrir aussi des rumeurs stériles : « Après les voitures, ce sera le tour de l’église, pour faire leur mosquée », « il paraît que certains veulent organiser des rondes la nuit… » Pendant ce temps, les âmes vaillantes et piliers du quartier, eux, multiplient les rencontres – une réunion avait lieu hier soir – et veulent souffler l’apaisement « plutôt que de jeter de l’huile sur le feu, relate Yan Poccard-Chapuis, le président de l’association l’Îlot parents. L’idée étant plutôt d’éviter la répression. Et ce qui est positif, c’est que, dimanche matin, sur le marché, tout le monde s’est retrouvé spontanément et pour la première fois ensemble. » Soit les représentants du comité de quartier de Saint-Martin bien sûr, mais aussi de Tournezy et des Aiguerelles-La Rauze, les bénévoles associatifs et les responsables de la paroisse et de la mosquée-salle de prières.
« Il y a une vraie carence de policiers dans le quartier – et dans toute la ville d’ailleurs. On ne peut pas se substituer à la police nationale, poursuit Annie Bénézech, alors qu’il faudrait une présence régulière, revenir au principe de l’îlotage. Mais ce n’est pas de notre ressort, pas plus que l’absence d’entretien ou de travaux dans les copropriétés privées ! En revanche, on peut essayer de faire un vrai travail sur le fond, de jouer la carte de la prévention. » En allant vers les jeunes, « pour leur parler, ce ne sont pas des bêtes à part », dit encore l’élue, mais en interpellant aussi les parents et les familles. Un vaste chantier, comme toute prévention, mais qui mériterait d’être bouclé, soigné et pas bâclé.


Vu sur: http://tinyurl.com/ygmn5j6

Et l’on ira pleurer quand ce seront les voitures des imams qui vont brûler, ou des mosquées; parce-que, au rythme où ça va, les “rondes de nuit” cités plus haut ne sont pas loin. Mais au moindre “accrochage”, ce sera à nouveau la “STIGMATISATION” de l’islam… La voiture du curé, on dira que c’est un “accident”…

FDF

mercredi, 25 novembre 2009

Policier blessé...

Édition du mardi 24 novembre 2009 - Source Midi libre

Hérault Chant d’oiseau, insulte et policier blessé

Il a suffi d’un "cui-cui", lancé par l’un des deux occupants de cette voiture pour que cela dégénère, ce 28 octobre à Frontignan. Ce jour-là, donc, un policier en civil (mais pas en service) discute avec son frère, dans la rue. Quand passe, à leur hauteur, une voiture immatriculée dans les Hauts-de-Seine et que sort de l’habitacle ce fameux "cui-cui". Et là : « C’est vrai, moi j’ai provoqué et dis :"Ta mère aime sucer ?" pour voir qui était dans cette voiture peut-être volée. Savoir à qui j’avais affaire. L’injure, c’était pour faire sortir l’individu », admet la victime, policier frontignanais donc, à la barre du tribunal correctionnel.

Effectivement, conducteur et passager vont sortir et demander des explications
au fonctionnaire. Le ton va très vite monter avant que des coups partent. Bilan ? Quatre côtes fracturées, un traumatisme crânien, un pneumothorax, un épanchement pleural... et dix jours d’incapacité totale de travail subis par le fonctionnaire.

De quoi « atterrer », le représentant du ministère public. Et le magistrat d’indiquer à l’endroit du policier : « Votre attitude est indigne d’un fonctionnaire de police. Comprenez que ce sont des méthodes que je ne peux cautionner ». Et le parquet de le concéder dans la foulée : « La position de l’accusation dans ce dossier est malaisée. Le rôle du ministère public est de protéger les fonctionnaires de police. C’est un principe intangible. Mais ici, nous ne sommes vraiment pas dans cette situation Quel mélange des genres monsieur ! Je vous en veux. Vous n’avez pas eu un comportement de policier digne, ni celui d’un bon citoyen. Ce jour-là, vous n’avez pas eu de sang-froid. »

D’où, estime le magistrat cette peine « de principe » de cinquante heures de travail d’intérêt général requise contre les deux prévenus, (deux Frontignanais de 21 et 37 ans) et vis-à-vis d’un dossier « qui ne mérite pas plus que cela ». Voilà des réquisitions inhabituelles qui ne sont pas pour déplaire à Me Landat, le conseil des deux garçons. Reste que l’avocat de la défense à un doute.

Et s’il convient que « la provocation de départ était, c’est vrai, stupide », il s’interroge aussi au regard des coups décrits et des blessures rapportées. « Ne s’est-il pas passé quelque chose avant ? Car lorsque l’on prend le rapport du légiste, c’est une mise à mort ! Et nous sommes très loin de cela. » Rappelant aussi : « Quand mes clients ont voulu porter plainte après les faits, on leur a dit non. »
Au final le plus jeune des deux garçons a été relaxé, quand le second a écopé de cinquante heures de Tig.

mercredi, 18 novembre 2009

impots locaux

MontpellierImpôts locaux : le coup de bambou de 2009




Première pour le montant de la taxe foncière, deuxième pour celui de la taxe d’habitation. En 2009, plus que jamais sans doute, Montpellier justifie sa réputation de grande ville la plus taxée de France. À titre d’illustration, pour un couple avec deux enfants vivant dans un logement de niveau correct, le montant des deux impôts locaux a atteint 2 335 € cette année. La famille devrait s’acquitter de 1 774 € à Marseille, 1 898 € à Nice et de seulement 947 € à Paris.

Selon un calcul relayé régulièrement par la responsable de l’association des contribuables, Martine Petitout, la pression fiscale - hors impôt sur le revenu - à Montpellier approche désormais en moyenne un mois et demi de ressources contre 70 % en France… En pleine période de crise, cette taxation, qui
s’exerce sur 30 % de propriétaires occupants que compte la ville, est également ressentie de plus en plus douloureusement par les locataires seulement soumis à la taxe d’habitation.

À l’inverse des dernières années 2004-2008, marquées par la politique fiscale vertueuse de la Ville, l’année 2009 voit l’augmentation des bases fiscales - fixées par la loi de finances - se combiner avec la hausse des taux de la commune et de ceux du département, soit le plus fort accroissement en dix ans. L’évolution de la taxe d’habitation dépasse ainsi les 10 % et celle de la taxe foncière 7,5 %. Pour un couple avec un enfant vivant dans 100 m2, la hausse s’établit à 270 €, s’est appliquée à calculer Martine Petitout. « C’est autant de pouvoir d’achat qui n’ira pas dans l’économie locale. »

La principale raison invoquée par la municipalité pour justifier cette hausse brutale tient en une phrase : « le désengagement de l’État », dont les dotations ne tiendraient pas compte de l’accroissement démographique de la ville. Dans le timing politique que les élus ne perdent jamais de vue, il est également préférable d’augmenter les impôts en début de mandat afin d’adoucir la pression fiscale à l’approche des renouvellements électoraux…

Dans cette logique les premières déclarations des responsables locaux - Georges Frêche et André Vezinhet notamment - n’incitent pas à l’optimisme pour 2010 qui verra disparaître la taxe professionnelle, ressource principale des Agglos. Une manne que les exécutifs devront s’ingénier à remplacer au moins pour partie… En s’appuyant encore un peu plus sur les ménages contribuables ?

Guy TRUBUIL

vendredi, 13 novembre 2009

dans le 34 a pezenas

Pezenas : Redoublement de la délinquance et des destructions

13 juillet 2009, 18:39  |  Auteur : John  | | Bookmark and Share |


A Pezenas (Hérault), en pleine nuit, une voiture de police a été incendiée dans la cour de la mairie. Le feu s’est propagé à la façade de l’hôtel de ville et a endommagé les boiseries.

« Aujourd’hui, des éléments se régalent de s’attaquer aux symboles de la République, l’école, la police, la mairie, se désole le maire, sans toutefois préciser qui sont ces « éléments ». « Au printemps, la salle des mariages a été forcée et nous avons retrouvé la Marianne écrasée sur le parking. Une institutrice a été giflée, cela n’était jamais arrivé ici (…) Il y a un ras-le-bol des gens, agressés dans leur quotidien par ces destructions, agressions et incivilitésgratuites. Cela touche toute la ville avec régulièrement des pneus crevés, des cambriolages ». Source

mardi, 10 novembre 2009

merci de signer la petition

Si vous ne visualisez pas correctement l’e-mail, cliquez-ici

Madame, Monsieur,

Je vous écris pour vous transmettre les remerciements du professeur agressé à son domicile de Juvignac (Hérault), pour votre signature à la pétition de soutien. Vous saviez peut-être déjà que plusieurs membres de sa famille nous avaient remercié de notre mobilisation, mais sa belle-fille nous a demandé également de vous remercier de sa part à lui.

En effet, bien qu'il soit soutenu par beaucoup d'instances, et que le procureur adjoint de Montpellier, Georges Guttierez, l'ait remis en liberté, il a été mis en examen pour « homicide volontaire » par le juge d’instruction. Autrement dit pour « meurtre ».

Bien sûr, ce professeur, dont la version des faits coïncide p arfaitement avec les constatations des gendarmes, devrait bénéficier rapidement d’un non-lieu. Reste qu'il n’a fait que protéger sa famille et qu'il se retrouve avec cette étiquette infamante, alors qu’une simple mise en examen pour homicide involontaire aurait suffi.

Pour lui, un marathon judiciaire, à l'issue forcément incertaine, a commencé.

D'abord, la famille de Saïd, son agresseur, conteste la thèse de la légitime défense. Certes, Boussa Ouamalik, le père du jeune homme, qui habite une petite cité à la périphérie d’Uzès, reconnaît que son fils « avait un différend avec son professeur ».

"Pour nous, Saïd est allé là-bas, à Juvignac, pou r règler ses comptes, dit-il. Depuis l’année dernière, il nous parlait de ce prof…"

D’autant que le jeune homme, qui avait repassé ses examens en septembre, venait d’apprendre qu’il était recalé, ce qui l’aurait rendu fou de rage. Le père de Saïd admet également que « le feu, c’est son mode opératoire », confirmant implicitement que son fils aurait pu se venger de l’enseignant en le faisant périr au milieu des flammes. Mais malgré tout, il réfute la thèse des enquêteurs.

"On se pose plein de question, renchérit un oncle du garçon. Soyez sûr que ce professeur était au courant de la venue de Saïd. Je me demande même s’il n’a pas préparé sa récept ion. En plus, il n’a pas pu le tuer tout seul."

En clair : Saïd serait tombé ce soir-là dans un guet-apens tendu par un enseignant machiavélique. Et l’oncle de conclure :

"Je ne crois pas à cette histoire de légitime défense."

L’avocat des Ouamalik, Me Jean-Charles Teissèdre, s’est constitué partie civile au nom de la famille. Lui aussi émet de sérieux doutes concernant la version des enquêteurs. Il rappelle que dans ses premières déclarations, l’adjoint au procureur avait un peu vite annoncé que Saïd était mort par strangulation, alors que l’autopsie a révélé qu’il a été victime d’une compression du cœur.

"Comment fait-on pour tuer un homme à mains nues quand on n&rs quo;est pas un spécialiste des sports de combats ? s’interroge-t-il. D’autre part, il sera important d’établir à quel moment cette mort a eu lieu, et si elle pouvait être évitée."

En ce qui concerne cette dernière question, la réponse est pourtant évidente : oui, la mort de Saïd aurait pu être évitée. Il aurait suffi pour cela que le jeune homme reste chez lui ce soir-là, au lieu d’aller attaquer, un pistolet à la main, une honnête famille d’enseignants que, dans son délire, il rendait responsable de ses échecs.

Pour Me Jean-Robert Phung, l’avocat de l'enseignant, les arguments de la famille Ouamalik ne tiennent pas debout.
Je suis certain que ce garçon qui avait trois litre d’essence sur lui n’est pas venu pour cambrioler, affirme-t-il. Le réflexe qu’a eu mon client, et qui s’est terminé par un drame, en a évité un autre, encore plus atroce : il a sauvé sa vie, celle de son épouse et de son fils. Mais avoir enlevé la vie à quelqu’un est une chose dont il ne se relèvera jamais.

Comme il n’oubliera jamais ces minutes abominables durant lesquelles il a cru mourir, brûlé vif, avec toute sa famille. Il ne faut pas se tromper de procès. Si dans cette histoire, Saïd est mort, c’est bien le professeur et sa famille qui sont les victimes. Et l’enseignant attend aujourd’hui avec impatience le non-lieu qui lui rendra son honneur.

« Pour l’instant, nous sommes paniqués à l'idée de retourner chez nous et nous n'envisageons pas d'y revenir. Sur le plan professionnel, je n'envisage pas pour le moment de donner à nouveau des cours, a fortiori dans des amphis où l'on se retrouve parfois face à 300 étudiants. Pour moi, je crois que les amphis, c'est terminé, alors que j'adorais ça. Cette réaction est liée au fait de savoir qu'"il" a été là, autrefois, dans mes cours d'amphi ; je penserai nécessairement à lui, cagoulé, en train de me regarder… » a-t-il expliqué dans le Midi Libre

A l'heure où je vous écris, nous avons récolté 25 034 signatures à la pétition de soutien. Mais nous pensons que ce professeur mérite beaucoup plus que cela. Notre pays compte 980 000 enseignants, et 45 millions de citoyen s en âge de voter. Il faut qu'ils expriment leur solidarité dans une telle situation.

Beaucoup signeraient s'ils en avaient l'occasion. Alors merci d'aider ce professeur et sa famille en écrivant à tous vos amis pour leur demander de signer eux aussi la pétition.

Il vous suffit de copier le lien ci-dessous, et de leur envoyer par courriel en leur demandant de cliquer dessus de toute urgence.

http://soseducation.com/fichiers/Mis_en_examen_pour_s_etre_defendu.htm

Pour relire l'appel à pétition, cliquez ici.

Si vous souhaitez retrouver toute la chronologie de cette tragique histoire, vous pouvez lire ci-dessous

Avec mes remerciements,

Claire Polin
Présidente

www.soseducation.com - www.soseducation-leblog.com - 120 boulevard Raspail - 75006 Paris - 01 45 81 22 67.
 

Afin de protéger l'enseignant et sa famille d'éventuelles représailles, nous avons choisi de ne donner que l'initiale de son nom.

Décembre 2008. Philippe J. vient de terminer son cours, dans l’amphithéâtre de la faculté de sociologie de Montpellier. L’enseignant va quitter la salle lorsqu’un étudiant s’approche de lui.– Vous pourriez pas valider les matières où j’ai eu de mauvaises notes ? lui demande-t-ilPhilippe J. le regarde, interloqué, sans pouvoir mettre un nom sur son visage. Le jeune homme, un petit brun trapu, a l’air d’avoir au moins 25 ans. Un de ces « vieux » étudiants qui redoublent leurs années de fac, sans qu’on sache très bien pourquoi ils s’acharnent à suivre des études pas faites pour eux. 

– Si vos notes sont médiocres, c’est impossible, répond le professeur.
Mais l’autre, un certain Saïd Ouamalik, insiste. Il lui pose familièrement sa main dans le dos.
– Mon ami, on peut toujours trouver une solution, dit-il avec une désinvolture qui frise l’insolence.
Gardant son calme face à ce qu’il faut bien appeler une tentative de corruption, Philippe J. réplique sèchement :
– Une solution ? Il y en a une. Il suffit de repasser vos examens.
Et il lui tourne le dos, passe à autre chose sans savoir qu’ils vont se revoir...

Lundi 19 octobre 2009. Les J. passent tranquillement la soirée chez eux, à Juvignac, près de Montpellier. Cela fait cinq ans qu’ils se sont installés dans le quartier résidentiel de Fontcaude, sur les hauteurs du bourg, d’où on a une vue sup erbe sur le lac et le golf. Ils y habitent une maison à la façade rose pâle, entourée d’un jardinet bien entretenu. Philippe J., comme tous les soirs, a fermé à clé la porte d’entrée. Il travaille à ses cours auprès de son épouse, Clélia, docteur en sociologie comme lui. Là s’arrête d’ailleurs leur ressemblance. Alors que Philippe, âgé de 45 ans, est grand et bien charpenté, Clélia, une jeune femme d’origine brésilienne, est toute menue. Leur fils Martin, un garçon de 11 ans, joue sur son ordinateur dans sa chambre, à l’étage.
Il est environ 22 h 30 lorsque l’enseignant croit entendre grincer la poignée de la porte d’entrée. Inquiet, il va voir, déverrouille, s’avance sur le perron. A peine a-t-il remarqué que le portillon donnant sur la rue est ouvert qu’une ombre jaillit de l’obscurité et bondit sur lui.
– Bouge pas ! ordonne une voix masculine.
L’homme, cagoulé, braque un pistolet sur la tête de Philippe, et le repousse à l’intérieur de la maison. Sa femme, alertée par le bruit, s’est levée de son fauteuil.
– Couchez-vous sur le sol, face contre terre ! lance l’inconnu. Et écartez les jambes.
« Il va la violer ! », pense Philippe J., atterré. Mais l’homme a une préoccupation plus urgente. Il veut savoir s’il y a d’autres personnes dans la maison. Philippe lui explique que son fils est à l’étage. L’individu hurle au garçon de descendre. Et le petit Hugo, terrorisé, est contraint de s’allonger à côté de ses parents.
– Vous avez de l’argent ?
– Seulement quelques bijoux et des ordinateurs.
Un simple cambriolage ? Philippe se sent vaguement rassuré. Mais l’individu s’énerve. Se met à insulter Clélia alors qu’elle a légèrement bougé.
– Si ça se passe pas bien, je repars avec un organe ! menace-t-il.
Fait-il allusion à une mutilation ? Le voilà en tout cas qui sort de son sac à dos une bouteille d’essence et qui asperge ses victimes.
– J’ai un briquet, si vous bougez, je vous brûle ! lance-t-il d’un ton menaçant.
Et l’horreur s’abat sur les trois occupants de la maison.
Hugo, de l’essence plein les yeux, ne peut s’empêcher de pleurer. Le cambrioleur plonge à nouveau la main dans son sac et il en sort un rouleau de cordelette. Cette fois, Philippe J. est paniqu&ea cute;. Couverts d’essence et attachés, ils seront complètement à la merci de ce fou furieux. Clélia a suivi le même raisonnement, c’ est la première à réagir. Elle tente de se relever, mais l’autre lui balance un violent coup de pied dans la tête. Alors, sans plus réfléchir, Philippe se rue sur l’inconnu et lui attrape le poignet qui tient le pistolet. Par chance, l’homme porte des gants de laine, et l’arme lui glisse de la main. Philippe le fait tomber et le maintient par terre, lui bloquant le thorax de ses deux bras.
Clélia est déjà dehors.
– Il va les tuer ! hurle-t-elle dans la rue, tout en courant chez ses plus proches voisins.
Ceux-ci appellent aussitôt les gendarmes. Hugo tente lui aussi de téléphoner aux secours. Mais son père lui ordonne de sortir tout de suite de la maison et d&rs quo;aller se mettre en sécurité. Resté seul avec le cambrioleur, Philippe se demande avec angoisse combien de temps il va réussir à le retenir prisonnier. L’autre, qui pèse au moins 80 kilos, se défend comme un diable, et l’essence a rendu le sol glissant. « Si je le lâche, pense Philippe, il va faire un carnage. Il va me tuer, et il s’en prendra ensuite à ma femme et mon fils… » Et il tient bon, parvenant même à resserrer sa prise.
Au bout de dix minutes – autant dire une éternité – l’enseignant entend enfin une voiture s’arrêter devant la maison, et il aperçoit des uniformes à la porte du salon. Pourtant, il n’est pas au bout de ses surprises. D’abord, les militaires, ne sachant qui est l’agressé et qui est l’agresseur, le plaquent sur le sol, face contre terr e, et lui passent les menottes.
– Je suis le propriétaire, proteste-t-il en vain.
Ensuite, il entend un gendarme, penché sur l’inconnu masqué, déclarer que « l’homme est mort ». Enfin, on lui annonce que le cambrioleur porte sur lui une carte d’étudiant en sociologie. Et ce n’est qu’au moment où un enquêteur lui arrache sa cagoule qu’il le reconnaît : il s’agit de l’étudiant qui lui avait demandé de « trouver une solution » à ses mauvaises notes…
C’est bien Saïd Ouamalik qui gît sans vie dans le salon de la maison. Mort d’un arrêt cardiaque, dira l’autopsie. En fait, le cœur, compressé entre la cage thoracique et la colonne vertébrale, a lâché. Reste à savoir ce que le jeune homme de 26 ans faisait en p leine nuit, déguisé en cambrioleur, au domicile de son professeur.
Saïd Ouamalik n’est pas un inconnu pour la justice. Son casier judiciaire mentionne une condamnation pour violences aggravées. Mais une rapide enquête va permettre aux gendarmes de dresser un portrait autrement inquiétant de l’étudiant en sociologie.
Le premier incident remonte à 2004, alors que Saïd, dont la famille habite à Uzès dans le Gard, prépare un bac technique dans un lycée de Nîmes. Un jour, le garçon a une banale altercation avec un camarade de classe. Le soir même, il lui téléphone.
– Je viens chez toi, je vais te mettre le feu ! lui dit-il.
Ce n’est pas une menace en l’air. Un peu plus tard, les gendarmes l’interpellent en flagrant délit, alors qu’il est en train de répandre de l’essence de vant la maison des parents de son camarade. Durant sa garde à vue, le garçon est examiné par un psychiatre. « Schizophrène », diagnostique le médecin. Déclaré irresponsable, il est hospitalisé durant deux mois dans un service psychiatrique avant d’être relâché.
Bachelier en 2005, Ouamalik s’inscrit en licence de sociologie. Il réussit sa première année, mais échoue l’année suivante. Au printemps 2008, il apprend qu’il doit redoubler. C’est à cette occasion, on l’a vu, qu’il tente de convaincre Philippe J. d’arranger ses notes. Et c’est le second incident. Quelques semaines plus tard, les bureaux des professeurs de sociologie de l’université Paul-Valéry brûlent. L’origine criminelle de l’incendie ne fait aucun doute : on a retrouvé sur place de l’essence, du retardant et des cordelettes. L’université porte plainte. Saïd, compte tenu de son passé, fait figure de suspect. Mais les policiers ne parviendront pas à le confondre…
Tandis que Philippe J., placé en garde à vue, explique en détail les circonstances de l’agression, les gendarmes inspectent le sac à dos de l’étudiant. L’inventaire est éloquent : une paire de menottes, un rouleau de ruban adhésif, des cordelettes, deux bouteilles d’essence de 1,5 litre et même une tenue blanche en cellophane, de celles qu’utilisent habituellement les techniciens de l’identification criminelle. Bref, avec les gants, la cagoule et le pistolet, la parfaite panoplie du « saucissonneur ». Saïd n’avait donc pas seulement l’intention de cambrioler l’enseignant et sa famille. Il avai t prévu, au moins, de les séquestrer. Et ensuite ? On n’ose pas imaginer les scénarios qu’il avait en tête au moment où il a vu les trois victimes à sa merci…
Le mardi après-midi, le procureur adjoint de Montpellier, Georges Guttierez, annonce que Philippe J. a été remis en liberté. Pour le parquet, la thèse de la légitime défense ne semble faire aucun doute.
– On peut parler d’un instinct de survie, c’était une lutte à mort, explique le magistrat.
Pourtant, il ajoute dans la foulée que l’enseignant a été mis en examen pour « homicide volontaire » par le juge d’instruction. Autrement dit pour « meurtre ». Bien sûr, Philippe J., dont la version des faits coïncide parfaitement avec les constatations des gendarmes, devrait bé ;néficier rapidement d’un non-lieu. Reste que cet homme qui n’a fait que protéger sa famille se retrouve avec cette étiquette infamante, alors qu’une simple mise en examen pour homicide involontaire aurait suffi.
Seule la famille de Saïd, aveuglée par un chagrin compréhensif, conteste la thèse de la légitime défense. Certes, Boussa Ouamalik, le père du jeune homme, qui habite une petite cité à la périphérie d’Uzès, reconnaît que son fils « avait un différend avec son professeur ».
– Pour nous, Saïd est allé là-bas, à Juvignac, pour régler ses comptes, dit-il. Depuis l’année dernière, il nous parlait de ce prof…
D’autant que le jeune homme, qui avait repassé ses examens en septembre, venait d’apprendre qu’il &ea cute;tait recalé, ce qui l’aurait rendu fou de rage. Le père de Saïd admet également que « le feu, c’est son mode opératoire », confirmant implicitement que son fils aurait pu se venger de l’enseignant en le faisant périr au milieu des flammes. Et malgré tout, il réfute la thèse des enquêteurs.
– On se pose plein de question, renchérit un oncle du garçon. Soyez sûr que ce professeur était au courant de la venue de Saïd. Je me demande même s’il n’a pas préparé sa réception. En plus, il n’a pas pu le tuer tout seul.
En clair : Saïd serait tombé ce soir-là dans un guet-apens tendu par un enseignant machiavélique. Et l’oncle de conclure :
– Je ne crois pas à cette histoire de légitime d&eacu te;fense.
L’avocat des Ouamalik, Me Jean-Charles Teissèdre, s’est constitué partie civile au nom de la famille. Lui aussi émet de sérieux doute concernant la version des enquêteurs. Il rappelle que dans ses premières déclarations, l’adjoint au procureur avait un peu vite annoncé que Saïd était mort par strangulation, alors que l’autopsie a révélé qu’il a été victime d’une compression du cœur.
– Comment fait-on pour tuer un homme à mains nues quand on n’est pas un spécialiste des sports de combats ? s’interroge-t-il. D’autre part, il sera important d’établir à quel moment cette mort a eu lieu, et si elle pouvait être évitée.
En ce qui concerne cette dernière question, la réponse est évidente : oui, la mor t de Saïd aurait pu être évitée. Il aurait suffi pour cela que le jeune homme reste chez lui ce soir-là, au lieu d’aller attaquer, un pistolet à la main, une honnête famille d’enseignants que, dans son délire, il rendait responsable de ses échecs.
Pour Me Jean-Robert Phung, l’avocat de Philippe J., les arguments de la famille Ouamalik ne tiennent pas debout.
– Je suis certain que ce garçon qui avait trois litre d’essence sur lui n’est pas venu pour cambrioler, affirme-t-il. Le réflexe qu’a eu mon client, et qui s’est terminé par un drame, en a évité un autre, encore plus atroce : il a sauvé sa vie, celle de son épouse et de son fils. Mais avoir enlevé la vie à quelqu’un est une chose dont il ne se relèvera jamais.
Comme il n’oubliera jamais ces minutes abominables du rant lesquelles il a cru mourir, brûlé vif, avec toute sa famille. Il ne faut pas se tromper de procès. Si dans cette histoire, Saïd est mort, c’est bien Philippe J. la victime. Et l’enseignant attend aujourd’hui avec impatience le non-lieu qui lui rendra son honneur.


En attendant, le professeur et son épouse se disent « paniqués à l'idée de retourner chez [eux] », dans un entretien paru mercredi 28 octobre dans le Midi Libre. « Quand je suis dans un endroit peuplé d'inconnus, sans une personne familière à mes côtés, je me sens très vulnérable et en permanence sur le qui-vive.[...] Sur le plan professionnel, je n'envisage pas pour le moment de donner à nouveau des cours, a fortiori dans des amphis où l'on se retrouve parfois face à 300 étudiants. Pour moi, je crois que les amphis, c'est terminé, alors que j'adorais ça », a déclaré l'enseignant au quotidien régional. Son épouse ajoute : « Je porte en core les stigmates de cette agression. Pour moi, c'est le masque de l'horreur. Je veux mettre de la distance entre moi et ce visage qui porte encore les traces de la maltraitance. Ce visage, ce n'est pas moi, je ne le reconnais pas », faisant référence aux graves blessures que lui a infligées l'agresseur en la frappant à la tête.

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